Le frottis – un rituel sadogynécologique organisé

Cet article cervical screening du blog « against all evidence » me rappela ma bien douloureuse et désagréable dernière expérience chez une gynécologue. Je précise, bien qu’elle soit une femme, ceci ne l’empêche aucunement d’agir comme un golleck dans une institution majeure de roboticisation et de parasitage des femmes par la torture sexuelle, la maladisation et le contrôle pseudo-médical de notre sexe.

Pourquoi y suis-je allée déjà? Ah oui. Pour une pilule, qui entres autres, a détruit ma santé, pour la raison humiliante de non-conformité aux requis de baisabilité admissibles aux gollecks. Encore lobotomisée, je comprenais que mon corps était sale, moche et déviant, et cette déviance était allègrement accréditée par l’Institution GynécoPatriarcale, qui confortait avec un enthousiasme morbide mon sentiment de honte et de haine envers moi-même, tout en me dédaignant comme une méprisable ratée. En échange, il me prescrit son poison, exploita mon argent et me vola ma santé, mon estime, ma force et ma dignité. Tout ça pour servir de toilette de baise aux gollecks, pour être à nouveau expropriée, expropriable. Le Mensonge Patriarcal dans toute sa splendeur.

Bref, la violence qui suivit acheva de me dégrader. A la colonisation mentale s’ensuivit la colonisation physique. Je suis déjà horrifiée d’être là, hontifiée d’avoir honte. L’échange avec elle est péniblement silencieux et méprisant. Sans me regarder, elle m’ordonne sèchement de m’allonger sur l’autel de sacrifice, nue, les jambes écartées. Je bredouille, tentant faiblement de protester à ce rituel sado-gynécologique vain et inutile. Je veux courir, être loin de cette femme qui ne me veut pas du bien – ne voit-elle pas que je NE VEUX PAS qu’elle me pénètre le vagin avec son instrument glacial, que je veux crier, que son indifférence, sa froideur, son mépris me dégoûtent, que la pire chose serait qu’elle me touche? Aaarrggghhh. Je serre les dents, je me sens – horrible. 

Cette séance était un viol. Je l’ai ressenti comme un viol. A aucun moment, cette gynéco ne m’a demandé mon autorisation de pénétrer mon vagin avec un instrument métallique et ses doigts. Je ne voulais pas. Elle avait proclamé souveraineté sur mon corps, elle, médecin gynécopatriarcale, pouvait en disposer à son bon vouloir, au nom de La Médecine Patriarcale. Elle avait décidé de pénétrer mon vagin, de m’allonger nue, les jambes écartées, ainsi en soit-il. Elle avait tous les droits, mon corps n’était plus le mien, mon désir, mon intégrité n’étaient plus miennes. 

Ceci est la médecine patriarcale. Combien de femmes se sont-elles senties violées, ont-elles été violées par des médecins, gynécologues? 

Vous êtes-vous déjà demandée à quel point est-ce anormal que le gynéco ne nous demande pas notre avis pour fourrer des bistouris dans notre sexe, à quel point il considère que notre sexe, une fois entré dans son cabinet, est son domaine? Sans parler du gavage des femmes aux poisons piluliennes, du dressage à l’hétérosexualité et aux risques et dangers coït, des violences intrusives pour soumettre les femmes à la doctrine de décorativité publique et au devoir de toilette de baise. Au nom de quoi, de qui, doit-on inexorablement se soumettre, dès l’adolescence, à ce rite sado-sexuel organisé et institutionnalisé? La médecine, comme le reste du patriarcat, nous dresse le plus tôt à nous voir comme des trous, des réceptacles pénétrables, sans limites – et surtout, nous accoutume à ne pas contester cet ordre des choses, puisque c’est la Médecine, la Science, le Savoir Sacro-Saint qui l’ordonne.

Bon, j’ai sommeil. Pas de conclusion putréfiante pour ce soir. 

A Ginva

Advertisements
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

12 commentaires pour Le frottis – un rituel sadogynécologique organisé

  1. Anonymous dit :

    Il est vrai qu'il faudrait parler plus largement de ce que les femmes subissent dans les cabinets de gynécologie ( soyons claire de véritables viols intégraux ) afin d'être disponibles sexuellement pour les hommes qui eux conservent leur intégrité physique et sont totalement exemptés de tels  » examens « 
    Que signifie cette imposition de la nudité totale aux patientes sans leur donner un drap pour se recouvrir ( en France du moins j'ai lu que c'était parfois différent dans les pays anglo-saxons )?? Il n'est pas difficile de se représenter le sentiment de vulnérabilité et d'humiliation que l'on peut ressentir dans ces circonstances.
    Et cette fréquence injustifiable des forçages vaginaux , vas y que je t'enfonce mes doigts le plus loin possible, tripotage des seins, visitation du vagin, brutalisation du col de l'utérus, sans aucune explication ni recherche du consentement de la patiente et ce dès l'adolescence.
    Une proportion inquiétante de gyéncologues font souffrir leurs patientes, sciemment ou par total mépris.
    Aucun homme n'accepterait cela pour lui, de devoir se mettre à poil en position gynécologique plusieurs fois par an, d'endurer des questions intrusives , obscènes sur sa vie intime ( le plus souvent sans aucun rapport avec le motif de la consultation , mais les gynécologues estiment que l'accès à l'intimité des femmes doit leur être total, physique et moral ) de subir des réflexions désobligeantes sur son corps.
    J'ajouterais pour finir qu'un contraceptif oral masculin a été mis au point mais je doute que les hommes l'utilisent :
    c'est aux femmes de tout mettre en oeuvre pour que leur corps soient disponibles, les hommes ne doivent avoir pour seul souci que celui d'éjaculer sereinement.

  2. A. Ginva dit :

    Bonjour! Merci de passer par ici : )

    Oui l'imposition de la nudité et la position sont en elles-mêmes traumatisantes et inutilement humiliantes. Le fait d'ordonner une personne de se dénuder et de fourrer des choses dans les orifices variés est aussi utilisé comme technique de torture de guerre, ce n'est pas pour rien.

    « c'est aux femmes de tout mettre en oeuvre pour que leur corps soient disponibles, les hommes ne doivent avoir pour seul souci que celui d'éjaculer sereinement. »

    Exactement! Enfin c'est surtout les hommes qui l'organisent et l'imposent par la terreur, la violence et des décennies de dressage. L'unique raison pour laquelle les hommes (à travers leur machine médicale) nous soumettent à ces rituels sadiques est pour s'assurer le bon fonctionnement de notre « machine à reproduire des bébés » et de notre « réceptacle à sperme », et surtout qu'on ne s'en serve pas à autre chose: c'est un moyen de contrôle des organes reproductifs du bétail à pondre que nous sommes. Ce n'est pas un hasard que l'ensemble des maladies que traitent les gynécos sont les conséquences néfastes du viol et du coït (hétérosexualité obligatoire, grossesses forcées, MST, déchirures, infections, effets secondaires des poisons piluliennes, etc.).
    Ils réparent les blessures de guerre pour nous renvoyer au front.

  3. A. Ginva dit :

    ce que les femmes subissent dans les cabinets de gynécologie ( soyons claire de véritables viols intégraux ) afin d'être disponibles sexuellement pour les hommes qui eux conservent leur intégrité physique et sont totalement exemptés de tels  » examens « 

    C'est un point très important, le fait que les hommes soient exemptés de ces examens/ viols.
    Cela fait peut-être un an que j'ai découvert que les gynéco n'existaient que pour les femmes. j'étais ahurie, c'est là que j'ai vu l'arnaque de ce que c'était. Non seulement les hommes conservent leur intégrité tout ça pour avoir des marchandises « propres » servies sur un plateau (un peu comme les tests gynéco pour les femmes dans la prostitution) mais en plus, ce sont dans la majorité des cas les hommes qui transmettent les infections, or ils ne sont jamais testés ni examinés.

  4. Anonymous dit :

    Absolument !! D'ailleurs en cas de mycose par exemple combien s'en foutent de l'effet ping pong et rechignent à se soigner et quand ils le font à le faire correctement ?!

    Je ne suis donc ni folle, ni unique à avoir ressenti ces touchers vaginaux comme une violence, une intrusion inutile et TRAUMATISANTE.

    D'ailleurs je m'étais faite la réflexion, pourquoi les mêmes incitations à se faire dépister et faire suivre ne sont pas les mêmes pour les prostates de ces messieurs ? Pourquoi aucune affiche ou si peu, pour dépister les cancers du colon? Pourquoi toujours des mannequins aux seins retouchés pour les affiches de dépistage du cancer du sein ??? Pourquoi pas d'affiches pour le toucher rectal ? Or si je ne m'abuse les cancers colo rectaux tuent le plus chez les XY ! La prostate aussi, non.. Les poumons… Jamais d'affiches.
    Pourquoi ?

    Moi aussi j'ai eu ce sentiment de viol après des consultations gynéco, ou même chez ma médecin traitant, de honte diffuse,sans compter la douleur résiduelle et toujours au final me culpabiliser à me dire que j'exagère, que c'est « normal ». Punaise ça fait bien de lire ces lignes.

  5. Anonymous dit :

    Je me sens libérée de lire cet article et ses commentaires !
    J'ai l'impression de les avoir écrits, tellement je me retrouve dedans.

    Je n'ai été consulter qu'une gynéco dans ma vie, après avoir subi la pression de mon entourage (« Quoi ? Mais c'est pas normal ! Faut consulter au moins une fois par an !! »), juste pour un « contrôle ».
    J'en suis encore traumatisée et pourtant ça remonte à + de 2 ans. Cette femme savait pertinemment que c'était ma première fois, elle a été très froide et très intrusive. J'avais envie de crever sur place tellement j'étais mal à l'aise sur cette table, les jambes écartées, avec un spotlight aveuglant visant mon intimité. Au final, je me suis retrouvée COMPLETEMENT nue, car cette femme avait décidé de palper mes seins… Elle n'aurait pas pu le faire sous le t-shirt au moins ? Noooon, c'est tellement plus marrant d'humilier la patiente !

    En sortant de là, je me suis sentie salie, rabaissée, traumatisée. Comme violée. Et tout le monde me dit « mais c'est normal, elle en voit défiler tous les jours ! c'est rien ! tu t'en remettras, va ! »

    Aujourd'hui, toujours le même sentiment, mais mon homme et ma mère me tannent pour que j'aille passer le contrôle « habituel »… C'est devenu… une hantise, tout simplement ! J'en frissonne encore, rien que d'y penser…

  6. A. Ginva dit :

    C'est incroyable la réaction des autres lorsque nous disons que nous nous sentons agressées: « c'est normal, ça va passer, etc ». Cela montre bien à quel point être agressée fait bien partie du traitement normal des femmes, qu'être agressée sexuellement c'est notre fonction première pour les hommes, c'est ce pour quoi ils nous façonnent et l'outil par lequel ils nous oppriment.

    Cette position, allongée, les jambes écartées, nue, le regard et le spotlight sur la vulve et le vagin: c'est l'essence de la position de reddition des femmes aux hommes: c'est la position pornographique par excellence: c'est dans cette position de corps morte et ouverte, réduite à un sexe, que les hommes tentent inlassablement de nous réduire.

    • Celine Guyot dit :

      C’est consternant la pression « bien pensante » des proches. Qu’ils se mêlent de leur fesses, M*RD* !
      Si tous ce monde là voulait bien commencer à réfléchir et surtout se mettait un peu à la place des femmes, ça changerait.
      « Tu devrais faire ci. » « Teins t’as pas fait ça »….
      Et le « C’est normal , ça va passer » : Non, non ,non et non !!
      Et tu as raison A.Ginva, l’agression est un mode normal du traitement des femmes.
      Dans le « chœur des femmes » M. Winckler présente un médecin hors norme avec sa médecine de la femme (MLF !) Ça m’avait déjà éclairé sur l’aspect profondément humiliant de la médecine gynéco patriarcale lambda, mais ton article va plus loin en décortiquant les ressorts sexistes et patriarcales du sujet.

    • aginva dit :

      Ah! Winckler! J’avais commencé à lire son bouquin mais je n’ai jamais pu dépasser le premier chapitre, tellement c’était puant de haine contre les femmes, et on était sensées être contentes que le personnage évolue vers la fin!!! Les hommes ne devraient pas nous approcher de plus de trois mètres, étant donné ce qu’ils pensent de nous, et la manière dont ils nous traitent en conséquence.

      Quand je pense que je connais un médecin qui a choisi gynéco comme spécialité après avoir lu ce livre. Et sa haine des femmes est ouverte. Il y va clairement pour le plaisir de les humilier et de les torturer

    • Celinou dit :

      Le narrateur du livre est en réalité une femme dans ce roman. Personnage intéressant d’ailleurs qui a un rapport assez particulier avec sa féminité qu’elle a du mal à accepter.
      C’est vrai que ce premier chapitre est assez violent, mais cette interne est dans le refus de contact avec tous les patients notamment en ayant choisi de s’orienter vers la chirurgie. La voir évoluer de brute à médecin au sens noble du terme est vraiment très intéressant
      Je trouve que ce livre est au contraire assez féministe car le médecin qui lui apprend à accepter l’aspect relationnel et l’empathie nécessaire au « prendre soin » est un personnage qui a un profond respect des patientes. Jamais il ne fait d’examen s’il n’y a pas de nécessité à ça. D’ailleurs Winckler lui même estime sur son site que les examens gynéco réguliers n’ont pas nécessairement de sens ni d’utilité.
      En terminant ce livre on en vient à rêver que les médecins soient tous comme ces 2 là.
      Donc si jamais tu te sens l’envie d’aller plus loin dans le livre tu verra que le médecin aime les femmes (si, si , je t’assure !)

    • aginva dit :

      Ah ben comme quoi, c’était tellement écrit du point de vue du mec (qui écrit) que je n’avais même pas compris qu’elle s’agissait d’une femme. C’est encore pire qu’il ait prétendu parler à la place d’une femme, enfin qu’il ait mis une femme en première agente à la fois de la misogynie et de la haine organisée de la médecine des hommes et de la gynécologie,; c’est une inversion absolue de la réalité et c’est mensonger. AUCUN homme qui parle à la place des femmes, c’est à dire en ventriloque, utilisant des femmes comme support pour y projeter ses propres merdes (misogynie) et fantasmes (celle de « sauver » toutes les femmes, en héro ultime de l’humanité, snif snif) n’est féministe. C’est du pur et brutal effacement des femmes, et il vole leur place doublement, triplement, quadruplement; dans notre parole, dans notre médecine (sage-femme) qui n’était occupée uniquement par des femmes mais que les hommes ont massacré durant des siècles et interdit de pratiquer; dans notre solidarité et notre féminisme, que seules noues pouvons construire par et pour noues.

      Là où ce n’est absolument pas vécu du point de vue d’une femme et clairement d’un point de vue du sujet masculin c’est qu’à aucun moment, elle n’est traitée comme une femme par ses collègues et sa manière de vivre les expériences décrit un sujet homme et non un sujet d’opprimée, qu’elle soit vécue de façon consciente ou non-consciente. Je trouve ça aussi particulièrement insultant que ce soit un HOMME qui lui enseigne l’empathie pour les femmes, surtout en ce qui concerne le domaine de la gynécologie, domaine au centre des violences sexuelles contre les femmes organisées par les hommes. De tous les êtres sur la terre, ce sont absolument les DERNIERS à consulter en matière de compréhension des femmes!!! Ce sont, encore aujourd’hui, nos meurtriers, tortionnaires, violeurs, génocidaires!!!! Bon sang! Martin winkler, fuck you!!

      La gynécologie est le secteur inventé spécifiquement par les hommes dans le seul but de mieux contrôler les organes reproducteurs des femmes. Aucun livre qui prend comme postulat de base, de début, la misogynie, même si c’est pour évoluer ensuite, n’est féministe. Ce n’est tout simplement pas tenable. C’est comme si on était dans la tête d’un nazi médecin tortionnaire dans les camps, puis au fil de l’histoire, hourrah, il s’éprend d’empathie pour la classe qu’il opprime et torture, sauf que l’écrivain, par un tour de magie, avait mis un juif dans la place du tortionnaire nazi, et qu’en fait, le nazi, c’est l’écrivain.

  7. Celinou dit :

    Choisir un homme comme mentor d’une femme dans un système quand même anti-femmes c’est vrai que c’est assez casse gueule et, en y repensant, plutôt mal venu et finalement misogyne .
    A titre personnel, je milite auprès de mes sœurs pour qu’elles portent un regard plus critique sur la façon dont la médecin les prends en charge notamment au niveau gynéco (entre autre choses que je critique dans notre monde patriarcal.) A noter que des études démontrent que les plaintes et douleurs des femmes sont sous-évalués ce qui a pour conséquence de les lancer longtemps avec des symptômes non soignés et plus grave de ne pas dépister à temps des maladies graves. Comme ci les femmes se plaignaient à tort ou à travers ou jouait la comédie. J’ai au moins 4 amies/connaissances concernées par ce type de constat. A mon avis la théorie fumeuse de l’hystérie a joué un rôle non négligeable dans l’installation de cet état de faits dans un climat sexiste bien entendu. Et puis par expérience je sais qu’il y a peu d’écoute et d’information du patient tout spécialement à l’hôpital.
    Dernièrement j’ai étudié l’histoire du système de santé et il est clairement établi que les femmes ont été évincé de leur rôle traditionnel (les soi-disant sorcières d’antan qui étaient surtout des sages femmes) au profit des moines et réintroduit pour les taches subalternes sous la direction des hommes médecins tout puissants. La réforme de 1995 a permis de réduire la puissance médical. Le corps paramédical n’est plus sous la responsabilité du médecin-chef de service mais autonome hiérarchiquement. La chaine hiérarchique est Agents-aides soignantes infirmières- cadre – cadre supérieur- ide responsable des soins.
    Espérons que la forte féminisation du corps médical permettent une évolution mais le passage des futurs médecins dans le circuit externat- internat-etc a surtout pour effet d’énormément les formater.
    Les professions paramédicales ont tendances à légèrement se masculiniser. Il y a de plus d’hommes dans les études d’infirmières par exemple mais j’ai du mal à trouver ça positif (ce qui vuet dire qu’à mon avis, ça ne l’ai pas, quoi qu’on nous en dise à l’IFSI) car je trouve qu’ils sont privilégier lors des stages (mieux accueilli et considérés par l’équipe paramédical essentiellement féminine pourtant et quel que soit leur niveau d’ailleurs) et qu’ils trustent par ailleurs les postes plus valorisés (enseignement, encadrement, services techniques…)

  8. Prune dit :

    « je trouve qu’ils sont privilégier lors des stages (mieux accueilli et considérés par l’équipe paramédical essentiellement féminine pourtant et quel que soit leur niveau d’ailleurs) et qu’ils trustent par ailleurs les postes plus valorisés (enseignement, encadrement, services techniques…) »
    Terriblement vrai !

    « A mon avis la théorie fumeuse de l’hystérie a joué un rôle non négligeable dans l’installation de cet état de faits dans un climat sexiste bien entendu. »

    Je me souviens avoir eu un insight lors de mes cours de psycho sur l’hystérie à la fac, c’était à propos de Freud qui décrivait une patiente qui avait subi une agression sexuelle et qui expliquait que le dégout qu’elle ressentait était en fait l’inversion du plaisir qu’elle y avait pris (!). Pour avoir moi-même expérimenter une agression sexuelle, ressentir du dégout n’a rien de pathologique, c’est même une réaction totalement normale!
    Ce qui est pathologique c’est la déformation masculine qui consiste à dire que si vous subissez une agression sexuelle :
    1. ressentir du dégout et développer des symptômes de stress post traumatique est le signe d’une pathologie mentale, alors que c’est une réaction normale à un traumatisme.
    2. Que vous êtes vraiment malade, parce que sinon, vous accepteriez qu’en fait vous aimez ça au lieu de transformer cela en dégout (!).

    Le plus triste, c’est qu’en psycho, il y a 99% d’étudiantes, mais que les profs sont tous des hommes qui vous explique que la normalité, c’est de ressentir du plaisir lors d’une agression sexuelle, et que trouvez ça dégoutant et en être traumatisé, ça c’est hystérique, c’est anormal, c’est pathologique et vous devez vous faire soigner par ces braves messieurs qui vous veulent du bien…

    Honnêtement, j’en suis arrivée à la conclusion que l’hystérie était un syndrome de stress post traumatique causé par des abus sexuels, et rien d’autre.

Les commentaires sont fermés.