Citations du jour :

Lors de discussions avec des amies féministes:

« Toute vérité est diffamatoire pour les hommes »

« L’incohérence est un processus patriarcal »

 

« Les hommes ont le droit d’avoir des pensées et de les exprimer. Les femmes ne l’ont pas. »

(Sur la politesse comme outil patriarcal de flicage des femmes et de renforcement de l’injonction d’interdit de penser et d’exprimer ses besoins, dans la catégorie « handmaidens of the patriarchy« , du blog radfem-images)

CF: « Handmaidens of the patriarchy » désigne les femmes instrumentalisées par les hommes comme chair à canon pour taper sur et fliquer les autres femmes. Elles rabattent les autres femmes dans le « droit chemin » patriarcal et à la subordination aux hommes (en prônant la féminité, la servilité sexuelle, domestique, prostitutionnelle ou maritale…) et punissent celles qui « dévient » par la dénonciation, la culpabilisation, l’humiliation publique, la diffamation, et autres stratégies. Elles n’ont aucun bénéfice personnel à le faire puisque cela ne les protège pas d’être fliquées à leur tour, ni ne les protège des violences des hommes. Mais elles croient aux fausses récompenses que leur seraient données en obéissant aux ordres patriarcaux. Les seuls bénéficiaires et organisateurs de ces pratiques sont les hommes. Je traduirais le terme « handmaidens of the P. » comme « kapos » – leur fonction étant comparable.

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4 commentaires pour Citations du jour :

  1. Berenice dit :

    oui, mais il faut voir qu'elles mêmes sont aliénées jusqu'à l'os et que la vision de leur propre soumission est tellement insupportable qu'elles préfèrent se convaincre que c'est normal/bien/enviable et elles veulent vous l'imposer car votre refus ne fait que mettre en relief qu'en fait ce n'est pas normal/bien/enviable, mais humiliant/terrifiant/douloureux… Elles sont toujours moins méprisables que les hommes qui dominent, elles ne font que refuser leur soumission, cela passe par le fait de vous l'imposer par la force, seule manière de la rendre supportable pour elles-mêmes. Il ne manquerait plus que des femmes se révoltent et arrivent à se libérer, au mois mentalement, parce qu'elles, elles ne peuvent ni s'extraire, ni même mentaliser leur oppression…

  2. A. Ginva dit :

    Bien-sûr vous avez tout à fait raison, je crois que nous disons la même chose – elles ne sont ni les agentes ni les bénéficiaires de la violence patriarcale, et exécuter les ordres ne les protège pas des violences – c'est justement parce qu'elles sont tellement sous l'emprise des hommes et terrorisées par leur violence, qu'elles font tout pour leur plaire et éviter les représailles, ce qui implique de taper sur les autres femmes, de briser la solidarité et la confiance entre femmes afin que les hommes puissent mieux les conquérir, entretenir la haine des femmes, se présenter comme méprisables envers les autres femmes pour donner l'impression que les hommes, à côté, ils sont gentils et ils ne font rien, alors que l'inverse est vrai.

    C'est pour cela que je parle de Kapo, car les Kapos étaient des juifs instrumentalisés par les Nazis pour organiser la répression au sein du camp, contre les leurs. Ils étaient haïs par les autres mais cet effet était intentionnel: les Nazis les utilisaient pour les traîner dans la complicité de leur propre génocide, pour nourrir le dégoût et la haine de soi de leurs victimes, qu'ils perdent toute confiance et amour en leurs semblables et donc en eux-mêmes. Or les Kapos étaient victimes du génocide au même titre les autres, ils n'étaient que dans la survie. D'ailleurs, je dirais même que ceux qui en arrivent à être forcés à participer dans leur propre destruction sont probablement les plus détruits.

    De par l'injonction à la féminité (pratique de subordination, vulnérabilité et de perte d'autonomie physique et psychique) que toutes les femmes ont subi à divers degrés, ce sont toutes les femmes qui sont dressées par la violences à être des Kapos envers d'autres femmes – à entretenir la méfiance, la compétition entre femmes pour gagner « l'attention » des hommes, à fliquer le comportement des autres femmes, leur manière de parler, de s'habiller, de manger, à dénoncer toutes pratiques déviantes de la servilité aux hommes et à promouvoir tout ce qui renforce le pouvoir des hommes et endommagent les femmes.

  3. Anonymous dit :

    @A.Ginva , ceci est un commentaire hors sujet . Est-il possible de te contacter par email pour te parler d'un projet ? En effet , le féminisme radical en France étant disons peu connu (euphémisme , il est caricaturé à mort , ce qui témoigne de la phallocratie française) je me demandais si tu voulais bien participer à une interview croisant les points de vie de trois féministes raidcales françaises (rares « espèces »). Je t'expliquerai tout en détail si tu le veux bien , dans un msg privé … Si tu veux m'envoyer ton adresse par twitter si tu as un compte , moi c'est @Scarletswalks … @ bientôt je l'espère.Et en tous les cas , merci pour ce blog !!

  4. A. Ginva dit :

    Salut, excuse-moi d'avoir publié ton commentaire, en fait je n'ai pas twitter, donc je ne peux pas te répondre autrement que par les commentaires. Pourrais-tu m'envoyer ton adresse email? Le commentaire sera supprimé. Merci pour ton intérêt!

Les commentaires sont fermés.